Ecrits de métamorphose ...

Voici quelques textes que j'ai rédigés par pur plaisir et conviction, notamment dans le domaine de la mobilité écologique.

 

La crise-alide l'automobile est une chance !

La crise de l’industrie automobile, fractale de nos crises systémiques, est une des meilleures choses qui pouvait arriver à nos sociétés. Naturellement, cela est terriblement difficile à vivre au niveau individuel pour des dizaines de milliers de personnes. Bien sûr, cette crise est très complexe à gérer au niveau collectif, industriel, politique et économique. Mais, si au moment de quitter mes fonctions à l’Avere- France, j’ai souhaité écrire sur ce thème, c’est parce que je suis convaincue que les conséquences de cette crise seront très positives pour la France, le monde, et pour l’humanité.
Parce que cette crise est une chrysalide

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Vers une mobilité humaine

Extrait de l’ouvrage collaboratif « Les voies de la résilience, vers une nouvelle société »
Sous la direction de Carine Dartiguepeyrou – Editions L’Harmattan - Prospective - 2012 - Préface d’Ervin Laszlo, Avant-propos d’Edgar Morin

Quelles sont les tendances à venir dans un monde en mutation ? Quelles sont les solutions d'avenir, les actions à entreprendre ? La résilience met l'accent sur la réaction en cas de choc, la capacité de transcender une difficulté et de se transformer. Ce livre met en lumière ces chemins qui demandent créativité et réinvention de notre part, c'est un appel à la conscience planétaire et un hymne à notre interdépendance avec le monde. Avec les contributions de Mathieu Baudin, Danièle Darmouni, Carine Dartiguepeyrou, Vincent Devictor, Jean-Claude Devèze, Philippe Durance, Jean-Baptiste de Foucauld, Thierry Gaudin, Michel Saloff-Coste, Charlotte de Silguy, Antonella Verdiani, Patrick Viveret.

 

L’Humain se meut autant qu’il s’émeut. Et ses montures ont évolué au rythme de ses émotions. Des sentiments de puissance, de liberté, de vanité, de joie, d’aventure, de peur, de passion et d’amour ont influencé ses types de locomotion fonctionnelle ou de plaisir selon les époques et les jours. Quelle qu’en soit la manière, l’humain continuera à utiliser des modes de transport autres que ses propres jambes. Pour aller plus vite, plus loin, plus confortablement.
La mobilité de demain sera encore plus différente de celle d’aujourd’hui que celle qui a fait muter nos chevaux en motos et nos diligences en train.
En miroir du passage de l’ère industrielle à celle de l’information et des services, et en fractale des mutations systémiques, nos modèles de transport sont à l’aube d’une formidable évolution, vers une mobilité humaine 2.0.
Si des facteurs environnementaux croisent des enjeux économiques ou géopolitiques pour donner naissance à une nouvelle forme de mobilité plus écologique, moins énergivore et plus rationnelle, la mutation impulsée par la nouvelle ère rendra également cette mobilité communicante, partagée, multimodale.
Demain, nous ne posséderons plus nos voitures, nous utiliserons des services de mobilité. Nos véhicules ne seront plus le centre de nos moyens de transport, mais ils seront au cœur d’un écosystème complexe pour donner aux hommes un service simple et adapté à leurs besoins immédiats de déplacement.
Et surtout, l’humain revenant au cœur des systèmes et des organisations, sera au cœur de la mobilité.
En n’étant symboliquement plus caché dans une machine industrielle mécanique qui l’annihile au point d’altérer désagréablement son humeur et son humanité, l’homme se replacera au cœur de son système de transport : parce qu’il pourra à nouveau respirer un air moins pollué par l’air du pétrole de l’ère industrielle ; et parce qu’il y sera moins isolé grâce aux mobilités partagées ou covoiturées, elles-mêmes reliées aux réseaux sociaux qui contribuent à les modéliser et à les modérer.

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